Joignez-vous à la Fiducie du patrimoine ontarien lors du dévoilement, cette année, des plaques provinciales qui commémorent et célèbrent les nombreux personnages, lieux et événements qui ont aidé à façonner le passé de l'Ontario.
Jean Lumb, C.M. 1919-2002
De son nom de jeune fille Jean (Toy Jin) Wong, Jean Lumb, née à Nanaimo en Colombie-Britannique, est la première femme sino-canadienne, et la première restauratrice, nommée membre de l'Ordre du Canada. En 1931, alors qu'elle a 12 ans, elle quitte l'école pour travailler dans la boutique de son père à Vancouver. Quatre ans plus tard, sa jeune sœur et elle partent pour Sudbury, en Ontario, avant d'emménager à Toronto où elles ouvrent leur propre magasin. Le magasin connaît un franc succès et, en quelques années, Jean est en mesure de faire venir ses parents à Toronto. Jean se fait également connaître pour son activisme social, et acquiert une notoriété nationale grâce à son combat contre la législation discriminatoire en matière d'immigration. Par ailleurs, ses efforts à la tête du « Save Chinatown Committee », dans le centre-ville de Toronto, poussent le conseil municipal à abandonner un projet de délocalisation du quartier chinois de la ville. Cette action permet également au conseil municipal de mieux comprendre la culture et le patrimoine chinois.
On se souvient de Jean Lumb pour ses nombreuses réalisations, dont sa nomination dans l'Ordre du Canada en 1976. Les prix annuels Jean Lumb de la Jean Lumb Foundation, dont la remise a suivi cette année le dévoilement de la plaque provinciale, récompensent quatre excellents élèves d'origine chinoise de l'enseignement secondaire qui brillent dans les disciplines scolaires, sportives, artistiques ou par leur action communautaire, et qui sont sélectionnés par un panel de juges émérites. (Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Jean Lumb Foundation et ces récompenses, visitez le site www.jeanlumbfoundation.ca.)
- Quand? Samedi 24 octobre 2009, à 17 h 30
- Lieu? Casa Victoria Fine Dining, 8601, avenue Warden, Markham Town Square, Markham (un pâté de maisons au nord de la route 7)
- Autres renseignements : Nous tenons à remercier le Groupe Financier Banque TD pour son soutien financier.
Robert Nichol, v. 1774-1824
Robert Nichol naît en Écosse vers 1774. Il arrive dans le Haut-Canada (désormais baptisé Ontario) en 1792. En 1808, il déménage dans le comté de Norfolk, où il crée des entreprises de concassage, de brassage et de distillation. Avant la guerre de 1812, il exerce également plusieurs charges publiques. Lorsque les États-Unis déclarent la guerre, il se consacre à la défense de la province en tant que quartier-maître général de la milice du Haut-Canada. Il se livre alors fréquemment à des actions contre les forces américaines, prenant notamment Détroit sous le commandement du major-général Isaac Brock et du chef Tecumseh. Entre 1812 et 1820, Robert Nichol est élu trois fois à l'Assemblée législative pour y représenter le comté de Norfolk. En 1814, il subit de lourdes pertes alors que les troupes américaines assaillent et brûlent sa propriété, pour laquelle il ne sera indemnisé qu'un mois après sa mort. À la tête de l'opposition, il exhorte à la réduction des dépenses publiques et aux réformes visant à renforcer l'économie, comme par exemple l'union avec le Bas-Canada. De nos jours, l'on se souvient de Robert Nichol pour ses contributions au développement économique de la province au cours des années d'avant-guerre, pour son habile défense de la colonie en période de troubles et pour son engagement en faveur de la maturation politique du Haut-Canada après la guerre.
- Quand? Jeudi 24 septembre 2009, à 14 h
- Lieu? Maison Thomson/Ivey, 156, rue Prospect, Port Dover
- Directions: Sur le QEW, prendre l'autoroute 403 en direction de Hamilton. Sur l'autoroute 403, prendre la route 6 en direction sud jusqu'à la route régionale 3 (St. John's Road/Red Kelly Line). Tourner à droite (vers l'ouest) sur la route régionale 3. Tourner à gauche sur Tisdale Road. Suivre Tisdale Road jusqu'à la rue Prospect (Tisdale Road se termine à hauteur de la rue Prospect). La maison Thomson/Ivey se trouve près du croisement, après un petit pont. Stationnement disponible.
La Loi de 1884 sur les rivières et ruisseaux
L'industrie du bois de sciage le long de la rivière Mississippi, dans le comté de Lanark, a été à l’origine de nombreuses années de conflits juridiques au XIXe siècle opposant des bûcherons rivaux, en particulier Peter McLaren et Boyd Caldwell. Leur conflit à propos des droits exclusifs d’utilisation de certains tronçons de la rivière se transforma en un conflit fédéral-provincial litigieux. Le gouvernement du premier ministre provincial Oliver Mowat adopta la Loi de 1881 sur les rivières et ruisseaux, loi qui garantissait l'utilisation publique des cours d’eau. Le gouvernement du premier ministre fédéral John A. Macdonald révoqua cette loi trois fois pour protéger les droits des propriétaires privés. Une décision ultérieure du Comité judiciaire du Conseil privé britannique, la cour la plus haute, confirma la loi. La quatrième Loi sur les rivières et ruisseaux de la province fut adoptée en 1884 et ne fut pas contestée par le gouvernement fédéral. Ces événements ont joué un rôle direct en matière de législation provinciale concernant les cours d’eau en Ontario et ont établi les principes fondamentaux des relations fédérales-provinciales.
- Quand? Jeudi 20 août 2009, à 14 h
- Lieu? McDonalds Corners Agricultural Hall, 194 Camerons Road, McDonalds Corners
- Directions : Sur l'autoroute 401, prendre la sortie de la route 37 en direction de Tweed. Traverser Tweed. Prendre à droite la route 7. Dépasser la sortie Sharbot Lake et, sur la route 7, tourner à gauche sur County Road 36/Elphin Maberly Road. Traverser Elphin et se rendre jusqu’à McDonalds Corners. Tourner à droite sur Camerons Road. Le Agricultural Hall est situé au 194 Camerons Road. Stationnement disponible sur place.
École publique Sydenham
Anciennement la Kingston County Grammar School, la Sydenham Public School de la rue Clergy Est est un établissement d'enseignement depuis sa construction en 1853. Reflet des réformes éducatives du milieu du XIXe siècle et du besoin croissant de modernisation des bâtiments scolaires, cette structure à deux étages était considérée comme un haut-lieu architectural à son époque. La partie initiale de l'école a été reconstruite après un incendie en 1876, et il a aussi fallu construire une nouvelle aile à l'arrière de la structure initiale. Après l'ouverture du Kingston Collegiate Institute, dans les années 1890, la Kingston County Grammar School est devenue une école primaire. Elle a été rebaptisée en hommage à Lord Sydenham, gouverneur général de l'Amérique du Nord britannique, de 1839 à 1841. La Sydenham Public School appartient actuellement au Limestone District School Board, qui la gère. Elle accueille les enfants du quartier de Sydenham, à Kingston, de la maternelle à la 8e année. Se distinguant des établissements scolaires ontariens par son architecture et son ancienneté, elle offre un excellent aperçu du développement de l'éducation publique dans la province.
- Quand? Mercredi 10 juin 2009, à 13 h 15
- Lieu : École publique Sydenham, 5, rue Clergy Est, Kingston
- Directions? Prenez l'autoroute 401 jusqu'à Kingston puis la sortie sud sur le boulevard Sir John A. Macdonald (sortie 615). Continuez sur cette rue en direction sud jusqu'à la rue Union Ouest, située aux huitièmes feux de circulation. Tournez à gauche sur la rue Union Ouest et dépassez l'Université Queen's. Tournez à gauche sur la rue Barrie. Tournez à droite sur la rue Clergy Est. L'école publique Sydenham se trouve sur le côté droit.
Communauté française de Welland
Bien que les origines de la communauté francophone de Welland remontent à l’ouverture du canal Welland en 1829, la majeure partie de l’immigration canadienne française a surtout coïncidé ave la Première et la Seconde Guerres mondiales. Le quartier connu sous le nom familier de « ville française » fut créé en 1918, lors de l’arrivée de 20 familles canadiennes françaises de Montmorency, qui s’installèrent sur la rive est de Welland. Dès 1919, le nombre de familles francophones avait doublé. La paroisse Sacré-Cœur et l’école de la rue Empire furent fondées en 1920, et devinrent le centre religieux, social et culturel des résidents de la ville française. La deuxième vague d’immigrants canadiens français se produisit au début de la Seconde Guerre mondiale, compte tenu des vacances de postes au sein de l’industrie locale. En 1946, la paroisse comptait au total 500 familles. D’autres institutions furent créées dans la ville française, dont la Caisse populaire de Welland et le magasin général Lemelin et Belleau. La population du quartier atteignit son paroxysme durant les années 1960, redynamisant une communauté canadienne française déjà forte. À la fin des années 1980, la majorité des francophones de Welland habitaient toujours dans la ville française. Malgré le fait que la ville de Welland soit située dans une région de la province qui était surtout anglophone, la communauté d'expression française de la ville réussit à préserver sa langue, ses traditions et sa culture pendant de nombreuses générations.
- Quand? Mardi 24 Mars 2009, à 10 h 30
- Lieu : Église catholique romaine du Sacré-Cœur, 72, rue Empire, Welland
- Directions? Sur le QEW, prendre la sortie 49, autoroute 406 en direction de Thorold/Welland/Port Colborne. Suivre l’autoroute 406 sur environ 25 km. Tourner à droite sur la rue main Est, à Welland. Tourner à gauche sur la rue Empire. L’église Sacré-Cœur est située sur la gauche.
Joseph Montferrand 1802-1864
Né dans le faubourg Saint-Laurent, à Montréal, Montferrand (« Jos ») acquiert la réputation d’homme fort excellant à la lutte et à la boxe. Il fait une brève carrière dans le commerce des fourrures, avant de travailler la majeure partie de sa vie dans l’industrie forestière, le long de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint‑Laurent. Son nom est associé aux conflits qui opposent, dans la vallée de l’Outaouais, les ouvriers canadiens-français aux ouvriers irlandais à la recherche de travail durant ce qu’on a appelé la « guerre des Shiners ». D’après la légende, en 1829, Montferrand se bat seul contre 150 fiers-à-bras irlandais, des Shiners, sur le pont Union (le pont des Chaudières) qui reliait Bytown (Ottawa) à Hull (Gatineau). Ses exploits légendaires sont parvenus jusqu’à nous grâce à la tradition orale et ont été immortalisés dans des romans et des chansons. De nos jours, le nom de Joseph Montferrand revêt une importance symbolique pour la communauté franco-ontarienne. Les légendes entourant Montferrand ont traversé les siècles et sont intimement liées au folklore culturel canadien français.
- Quand ? Vendredi 13 février 2009, à 10 h. (ouverture des portes à 9 h 30)
- Lieu : St. Brigid’s Centre for the Arts and Humanities, 314, rue St. Patrick, Ottawa (angle sud-est des rues St. Patrick et Cumberland)
- Autres renseignements : Ce site offre une accessibilité partielle. Parc de stationnement payant disponible au 141, rue Clarence (entre les rues Dalhousie et Cumberland).
 |